Y’a pas à dire … Michel Audiard était doué !

 

Michel Audiard est né à Paris en 1920.

Il se passionne, très jeune, pour la littérature et le cinéma.

Après la guerre, il devient livreur de journaux ce qui lui permet d’approcher le journalisme.

Il entre et écrit alors des articles  à « L’étoile du soir » puis à « Cinévie ».

En 1949,  le réalisateur André Hunebelle lui commande le scénario du film « Mission à Tanger » suivis de plusieurs scénarios et adaptations.

En 1955, il rencontre Jean Gabin. Il collabore avec lui pendant 7 ans sur 17 films : Les vieux de la vieille, Le baron ….

Il devient très populaire. En 1963, il écrit pour JP Belmondo, Bernard Blier, Lino Ventura .. : Les tontons flingueurs, Les barbouzes..

En 1966, il entame une carrière de réalisateur :  Faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages, …Il réalise 8 films et documentaires.

En 1975, il travaille sur « L’incorrigible » avec P. de Broca, et apprend la mort de son fils francois. S’en suit alors une série de films plus graves : Garde à vue, mortelle randonnée…En parallèle, Il continue à travailler sur des films populaires : Tendre poulet, le guignolo …

En 1978, il  recoit le prix des quatre jurys pour son roman « la nuit, le jour et toutes les autres nuits »

En 1982,  il remporte le césar du meilleur scénario pour « garde à vue »

Michel Audiard meurt d’un cancer en 1985 et est enterré à Montrouge.

Il est le père du scénariste et réalisateur Jacques Audiard.

On connait tous les répliques célèbres : « le jour ou on mettra les cons sur orbite, t’as pas fini de tourner » , « c’est curieux chez les marins ce besoin de faire des phrases »…..

Quelques dialogues savoureux de Michel Audiard :

« Comment réussir quand on est con et pleunichard »  1975

– Des artistes comme toi, ch’fous un coup d’pompe dans l’piano, il en dégringole une douzaine !
– Confidence pour confidence, des connards comme vous, ch’fous un coup d’pompe dans la télé, il en dégringole cinquante !
D.Prevost/J.Birkin


 » 100 000 dollars au soleil » 1963

– Quand les types de cent trente kilos disent certaines choses, ceux d’soixante kilos les écoutent…
J.P. Belmondo

– Ici c’est une grande famille. Quand un chauffeur veut un congé ou une augmentation, il vient me voir, je l’écoute et je le vire.
G. Froebe


 » Des pissenlits par la racine » 1963

– Plus t’as de pognon, moins t’a de principes. L’oseille c’est la gangrène de l’âme.
M.Biraud


 » Faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages » 1978

– Un pigeon, c’est plus con qu’un dauphin, d’accord… mais ça vole…
A.Pousse

– Je gagne quatre mille francs par mois. J’ai un livret de caisse d’épargne, une carte bleue, 50% de réduction sur les chemins de fer. bref, ce qu’on appelle un parti. Pasd’attendrissement, pas de larmes. Tu souris, tu dis oui.
B. Blier

« Flic ou voyou » 1978

– Celui qu’a des lunettes, c’est Rey. Le plus dangereux, c’est Rey. Le plus con, c’est Rey. L’autre, c’est Massart. JP Belmondo


« Les tontons flingueurs » 1963

– Patricia, mon petit, je ne voudrais pas te paraître vieux jeux et encore moins grossier…L’homme de la pampa parfois rude, reste toujours courtois… Mais la vérité m’oblige à te le dire: Ton Antoine commence à me les briser menu!
L.Ventura

– Non mais t’as déjà vu ça? En pleine paix. Y chante et puis crac, un bourre-pif! Mais il est complètement fou ce mec! Mais moi, les dingue j’les soigne. J’m’en vais lui faire une ordonnance, et une sévère ! J’vais lui montrer qui c’est Raoûl. Aux quatre coins de Paris qu’on va le retrouver, éparpillé par petits bouts, façon puzzle. Moi quand on m’en fait trop,j’correctionne plus, j’dynamite, j’disperse, j’ventile…
B. Blier

« Un singe en hiver » 1962

– Ah! Nous y voilà. Ma bonne Suzanne tu viens de commettre ton premier faux pas. Y’a des femmes qui révèlent à leur mari toute une vie d’infidélité, mais toi, tu viens de m’avouerquinze années de soupçon. C’est pire.
J.Gabin


« Un taxi pour Tobrouk » 1960

– Faut pas faire attention, c’est une brute née de la guerre
– En langage clinique on appelle ça un paranoiaque, en langage militaire un brigadier.
M.Biraud/C. Aznavour

– Si t’as pas un grand-père banquier, veux-tu me dire à quoi ça sert d’être juif?
G. Cobos

« Garde à vue » 1981

– Il serait normal que les assassins signalent les crimes. Après tout, ils sont les premiers informés.
L.Ventura

– Les médiocres se résignent à la réussite des êtres d’exception. Ils applaudissent les surdoués et les champions. Mais la réussite de l’un des leurs, ça les exaspère… Elle les frappe comme une injustice.
M.Serrault


Site internet :  www.michelaudiard.com

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s