Cinéma : Les chemins de la liberté (The way back)

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Film américain de Peter Weir Avec Jim Sturgess, Ed Harris, Colin Farrell, Saoirse Ronan, Dejan Angelov, Yordan Bikov, Dragos Bucur, Sattar Dikambayev, Sally Edwards, Valentin Ganev

Synopsis : En 1940, une petite troupe de prisonniers décide de s’évader d’un camp de travail sibérien.
Pour ces hommes venus de tous les horizons, s’échapper de cet enfer ne sera que le début de l’aventure…
Ensemble, ils vont parcourir plus de 10 000 kilomètres, à travers la toundra sibérienne glacée, traversant les plaines de Mongolie, les fournaises du désert de Gobi puis les sommets de l’Himalaya pour franchir la Grande Muraille de Chine.
Certains s’arrêteront en chemin, d’autres ne survivront pas aux épreuves. L’Inde – alors sous contrôle anglais – est le but ultime.
Mais la route est longue, les rencontres risquées, les conditions physiques épouvantables, et chacun a ses secrets…

Peter Weir, australien, est connu pour son excellent « Master et commander »,  ou « the truman show »… Les chemins de la liberté est son dernier long métrage. Le scénario est basé sur une histoire vraie, un survivant des goulags « aurait » écrit ses mémoires. Mais « les chemins de la liberté » n’est pas un film de prisonniers, c’est un vrai film d’aventures, d’amitiés, de solidarité. L’évasion, n’étant pas le sujet dans le film, se fait rapidement, trop peut être,  improvisée presque. Le sujet étant le chemin parcouru, les liens, les personnages et leurs caractères. On vit avec ces hommes leurs souffrances, le froid, le chaud, la fatigue, la peur … Les évadés sont des hommes « ordinaires » : comptable, prêtre… pas de surhommes mais des caractères.. Au cours de leur périple une jeune fille se joint à eux, personnage joué par Saoirse Ronan.

Ed Harris, l’américain, est comme à l’habitude magnifique. Le personnage est taciturne, observe beaucoup, de la sagesse et  des souffrances à évacuer, très protecteur avec la jeune femme. Colin Farrell joue un forçat très violent, imprévisible, et Jim Sturgess le chef de file, personnage plein de bonté. Son personnage manque un peu de personnalité, en tous cas il n’a pas une personnalité forte extérieure et donc peut être moins attachant que les autres. Autour d’eux, un très beau casting.

Tout au long du périple, on apprend à connaitre ces hommes, à partager leurs souffrances, leurs secrets, leurs amitiés.

Les  paysages qui défilent sous nos yeux sont grandioses. Les montagnes, le désert, les forêts sont magnifiquement filmés. Un contraste entre le début du film ou le réalisateur filme le camp de prisonnier avec des plans extérieurs de plus en plus larges. On comprend alors aisément la phrase prononcée à l’arrivée du camp : « votre prison c’est la Sibérie ». La réalisation est belle, tout comme la photo : des plans détaillés sur les acteurs : les marques de peau, les expressions du visage, les souffrances puis des plans larges  chemin, forêt, désert… c’est magnifique !

Dommage que le film s’essoufle un peu, on se traine, tout comme ces hommes vers la fin.

Les chemins de la liberté reste un beau film d’aventures, d’humanité, de solidarité, même si il manque ce petit plus qui va marquer nos mémoires !

 

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