Cinéma : La tête en friche

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Synopsis : Germain, 45 ans, quasi analphabète, vit sa petite vie tranquille entre ses potes de bistrot, sa copine Annette, le parc où il va compter les pigeons et le jardin potager qu’il a planté derrière sa caravane, elle-même installée au fond du jardin de sa mère, avec laquelle les rapports sont très conflictuels. Il n’a pas connu son père, sa mère s’est retrouvée enceinte de lui sans l’avoir voulu, et le lui a bien fait sentir depuis qu’il est petit, à l’école primaire son instituteur l’a vite pris en grippe, il n’a jamais été cultivé, il est resté  » en friche « .
Un jour, au parc, il fait la connaissance de Margueritte, une très vieille dame, ancienne chercheuse en agronomie, qui a voyagé dans le monde entier et qui a passé sa vie à lire.
Elle vit seule, à présent, en maison de retraite. Et elle aussi, elle compte les pigeons.
Entre Germain et Margueritte va naître une vraie tendresse, une histoire d’amour  » petit-filial « , et un véritable échange…

Réalisé par Jean Becker avec Gérard Depardieu, Gisèle Casadesus, Sophie Guillemin, Maurane, Patrick Bouchitey, Jean François Stévenin, Régis Laspalès,…

Sortie en juin 2010, je viens de revoir ce magnifique et tendre film de Jean Becker. Un film adapté d’un roman de Marie-Sabine Roger

L’histoire est simple, c’est  la rencontre entre Germain et Margueritte, une rencontre improbable.  « L’idiot du village » rencontre une vieille dame cultivée, ancien chercheur,  qui va lui donner le goût de la lecture, chacun va apporter à l’autre, et une amitié va se construire. La vie de Germain va être bouleversée.

La tête en friche, c’est un joli conte. Un joli conte ponctué d’extraits de romans, passages lus par Margueritte.

Gérard Depardieu est en grande forme dans ce rôle de benêt au grand coeur, du « sur mesure »  ! J’ai aimé particulièrement La scène ou il lit le dictionnaire dans sa caravane avec son chat.  Gisèle Casadesus, 96 ans,  joue le rôle de la vieille dame, avec une telle classe, avec intelligence.

Alors oui, on peut se sentir envahir par autant de bons sentiments mais … çà fait du bien. Les dialogues de JL Dabadie sont savoureux, la réalisation lumineuse. Ca sent bon la tendresse, l’été, la lumière et l’espoir. L’espoir que tout peut se faire à n »importe quel moment. Que la vie est pleine de surprise.

Jean Becker  a choisi de nous raconter l’histoire en la ponctuant avec des flashback, l’enfance de germain, le désamour de sa mère, l’instituteur …. Et puis, Il nous surprend avec un Germain pas si benêt que çà, une mère qui ne déteste pas son fils….

On nous raconte une histoire, une histoire désuète qui nous donne le sourire !


« je l’ai trouvée par hasard sur un banc de mon square…meurs pas maintenant, attends, c’est pas l’heure ma petite fleur… donnes moi encore un peu de toi … »

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