Exposition : Frans Krajcberg, Un artiste en résistance Au Musée de l’Homme

Frans Krajcberg, Un artiste en résistance Au Musée de l'Homme

L’art contemporain a sa place dans les espaces du Musée de l’Homme. Après Pascale Marthine Tayou dont les installations ont accompagné la réouverture, le musée invite Frans Krajcberg, artiste brésilien engagé dans la lutte contre la destruction de la forêt amazonienne. Cette œuvre unique s’intègre à la manifestation « Empreintes » consacrée aux peuples autochtones et entre en résonance avec les thématiques de la Galerie de l’Homme, notamment la dernière partie : « Où allons-nous ? ».

Le parcours est en lien avec les thématiques du Musée  :

S’articulant autour de trois thématiques : l’homme, l’artiste et le militant, le parcours artistique, présenté dans les espaces publics du musée, permet d’aborder l’œuvre de Frans Krajcberg dans toutes ses dimensions, associant à ses créations, des films documentaires, des témoignages et des écrits. Toutes les formes d’expressions utilisées par Krajcberg – la photographie, la peinture et la sculpture – sont en lien avec l’enjeu brûlant et dévastateur de notre empreinte écologique. Plus d’une vingtaine d’œuvres seront exposées. Elles proviennent en majorité de l’espace Krajcberg, de collections privées et d’institutions culturelles et témoignent de plus de 40 ans de travail. L’observation de la forêt amazonienne est le socle de toute son œuvre. Il la photographie avec constance tant dans sa beauté que sous les feux destructeurs**. Il la contemple pour la transformer en « empreintes », en recueille les restes calcinés pour dresser de monumentaux « bois brûlés », recherche le jeu d’ombres et de lumière des racines arrachées à leur sol, exploitant les formes végétales dues au hasard et donnant une nouvelle vie à ces fragments morts, sans en masquer les blessures

A propos de l’artiste :  Frans Krajcberg, artiste brésilien, né en Pologne à Kozienice le 12 avril 1921, a un parcours hors normes. Après un bref passage à Paris où il côtoie Léger et Chagall, il émigre au Brésil en 1948. Intégrant peu à peu les milieux artistiques, il s’isole pour travailler dans la nature brésilienne dont il fera sa source d’inspiration et sa cause. Confronté à la destruction de la forêt, son art se fait alors militant.  En 1978, il remonte le Rio Negro en compagnie du critique d’art Pierre Restany et de l’artiste Sepp Baendereck. Ce voyage donne lieu à une prise de conscience et à l’écriture du « Manifeste du naturalisme intégral du Rio Negro » qui se termine par cette phrase : « La nature originelle doit être exaltée comme une hygiène de la perception et un oxygène mental… ». Constatant, 35 ans plus tard, que cet appel a été peu entendu, Krajcberg publie en 2013 avec Claude Mollard : « Le Nouveau Manifeste du Naturalisme intégral », un appel à tous les acteurs du monde de l’art, pour réveiller les consciences, initier un mouvement artistique pour la défense de l’environnement et au-delà aider les peuples amérindiens à préserver leurs territoires et leur culture.

Du 12 octobre 2016 au 18 septembre 2017 – 17, Place du Trocadéro 75016 

J’ai eu la chance de visiter au Musée de L’homme en compagnie de Claude Mollard,  Commissaire Artistique , l’installation des oeuvres de  Frans Krajcberg. Les photos sont ici


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