Théatre : La peur, la critique

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Après une tournée dans plusieurs villes de France, La pièce La Peur est jouée au théatre Michel. La Peur est l’adaptation d’une nouvelle de Stefan Zweig publiée en 1920.  Stefan Sweig est un écrivain, dramaturge, journaliste et biographe autrichien ( 1881 – 1942).  Stefan Zweig écrit La Peur entre février et avril 1913. L’adaptatrice Elodie Menant la situe au début des années 50. La pièce, à l’esthétique cinématographique, s’inspire de l’univers d’Hitchcock, notamment le film Fenêtre sur cour.

Synopsis : Dans les années 50 , Irène, une femme bourgeoise est mariée depuis dix ans à Fritz, un avocat pénal. Se sentant délaissée par ce dernier, elle entretient une liaison avec un certain Edouard, son professeur de piano… jusqu’au jour où Elsa, une jeune femme qui se présente comme la compagne d’Edouard, vient à sa rencontre, la menace de tout dévoiler à son mari et lui fait payer son silence au prix fort.

Le rôle d’Irène est interprété par la comédienne française Helène Degy. Aliocha Itovich est Fritz, le mari avocat. Ophélie Marsaud joue Elsa la maitresse.

La mise en scène, la scénographie et l’adaptation ont été confiées à  Elodie Menant. Les décors sont de Olivier Defrocourt. Les costumes de Cécile Choumiloff et Sylvie Lefray. Marc Augustin s’est occupé des lumières

La critique :

L’histoire de La peur est une histoire de couple, basée sur une tromperie. Vérité ou mensonge ? C’est la question que se pose l’héroïne ne sachant pas quelle attitude adoptée pour ne pas mettre en péril son couple. Elle va se retrouver dans une spirale allant jusqu’à la folie.

La pièce est situe dans les années 50. Les costumes et la musique,  notamment des pubs, contribuent à l’ambiance de la pièce. Les décors sont mouvants, sobres et fluides. Ils se referment sur les personnages au fil de la pièce accompagnant ainsi le suspense créé et l’angoisse du personnage principal. La lumière contribue aussi à marquer cette angoisse. Tout fonctionne. On suit Irène dans sa « chute ». Tromperie, chantage, mensonge, comment Irène va sortir de cet engrenage. elle ne sait plus si elle hallucine ou si elle est toujours dans la réalité ? Les spectateurs sont happés par l’histoire jusqu’au dénouement

Le casting contribue au succès de cette pièce. Ophélie Marsaud est la maitresse, persécutrice. Son regard sournois, sa démarche silencieuse et sa petite taille (idéale pour se faufiler) renforcent sa présence inquiétante. Elle dérange. Au contraire, Hélène Degy, la jeune femme, est fraiche, gaie du moins au début de la pièce. Sa rencontre avec la maitresse va faire basculer sa vie. Elle devient persécutée avant de sombrer dans une sorte de folie. Aliocha Itovich est Fritz. Il est sobre, très convaincant. Le duo Hélène Degy et Aliocha Itovich fonctionne à merveille. Entre amour, déchirement et violence.

La pièce La peur est une réussite. Les spectateurs sont captivés par l’histoire, attendant le dénouement. Le casting est un sans faute. A découvrir

Du 11 octobre 2016 au 31 décembre 2016 – Théâtre Michel – 38 rue des Mathurins – 75008 Paris – 1 H 10

Catégorie 1 : 25€ – Catégorie 2 : 18€ – Rangée OR ( rangs 5 à 8 ) : 29€

 

 


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