Le Musée Guimet présente Porcelaine, chefs-d’œuvre de la collection Ise

Le Musée Guimet présente Porcelaine, chefs-d’œuvre de la collection Ise à partir du 21 juin 2017.

Les chefs-d’œuvre de céramique chinoise de la collection Ise sont exposés pour la première fois en France. Monochromes, céladons, « trois couleurs », porcelaine bleu et blanc, etc., au-delà d’un parcours esthétique et historique, le MNAAG vous invite à la rencontre de la passion d’un collectionneur.

Riche agro-industriel et philanthrope, Hikonobu Ise commence à constituer sa collection de céramiques il y a une trentaine d’années, afin, dit-il, d’éviter la dispersion, d’assurer la pérennité et de présenter au public du monde entier ces chefs-d’œuvre de la haute civilisation chinoise qu’il admire tant.

Cette collection, qui couvre les productions du 5e siècle avant notre ère jusqu’au 19e siècle, des périodes antiques aux Qing (1644-1911), a acquis au fil du temps un grand rayonnement. Si la sélection des pièces maîtresses de la collection Ise, présentée dans les salles rénovées du rez-de-chaussée de l’Hôtel d’Heidelbach, permet de dresser un panorama de l’évolution des techniques et des décors de l’art céramique chinois, elle est aussi l’occasion de saisir ce phénomène remarquable qu’est le goût japonais pour la céramique chinoise. Depuis l’époque Kamakura (1185-1333), des céramiques chinoises sont importées par l’Archipel, pour la cérémonie du thé, que les Japonais ont transformé en un art de vivre à forte dimension cultuelle.

C’est dans cette filiation que s’inscrit le collectionnisme d’Hikonobu Ise, porté notamment par son admiration pour la culture lettrée chinoise. Il raconte ainsi que chaque semaine, il sort de son étui l’un de ces objets, pour le contempler en dégustant un thé ; le sentiment de joie qu’il en ressent alors est au-delà du simple moment de détente. Ses choix semblent en effet guidés en premier lieu par l’émotion procurée par des objets qui « ont attrapé [son] cœur » et par le dialogue esthétique qui s’instaure avec l’œuvre dès le « premier regard » : face à une céramique Ming, représentant un combat de coqs, il fut ainsi « totalement ébloui et [se sentit] presque en état d’ébriété pendant les six mois qui ont suivi ».

Le respect du Beau et la nécessité de réaliser des emballages propres à protéger les objets précieux, notamment des dangers sismiques, a permis de conserver de manière exceptionnelle ces céramiques, dont les vibrants reflets des glaçures, les couleurs chatoyantes des émaux, les subtilités des décors sont d’une telle qualité que ces œuvres de plusieurs siècles semblent être à peine sorties du four.

Présenter cette collection, c’est ainsi convier chacun à un voyage sensoriel et esthétique, dans l’intimité d’un passionné.

Musée national des arts asiatiques – Guimet : 6, place d’Iéna- 75116 Paris 

Hôtel d’Heidelbach : 19, avenue d’Iéna 75116 Paris

Du 21 juin au 4 septembre 2017

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