Exposition : « GOETHE ET CHATEAUBRIAND. REGARDS CROISES DEVANT LES PAYSAGES »

Avec cette nouvelle exposition, la Maison de Chateaubriand met une fois encore à l’honneur le paysage cher aux Romantiques, cette fois-ci au travers des regards croisés de Chateaubriand et Goethe. On connaît surtout l’œuvre littéraire de ce dernier, mais moins l’œuvre picturale (plus de 2 000 pièces). 46 dessins et aquarelles de Goethe, et 4 de son ami Tischbein, sont présentés. L’exposition de ces œuvres se prolonge par
des textes présentés dans le parc que Chateaubriand avait lui-même façonné comme un paysage littéraire

Chateaubriand et Goethe ont fait plusieurs voyages en Italie, en Suisse et en Bohême, et ces expériences les ont  profondément marqués et inspirés. Le premier a décrit
longuement ces paysages romantiques pittoresques, le second les a non seulement décrits mais aussi dessinés.

À travers le dessin et l’écriture, cette exposition invite à une promenade dans des paysages intensément ressentis et décrits, une sorte de voyage initiatique dans les influences et inspirations de ces deux grandes figures de la République européenne des Lettres

Pour la première fois, est présenté en France un ensemble d’œuvres permettant de
découvrir Goethe paysagiste. Les dessins présentés, qui ont fait l’objet d’une
soigneuse restauration peuvent être considérés comme inédits.

LE PARCOURS DE L’EXPOSITION 

L’exposition fait voyager le visiteur au gré des paysages chers aux romantiques, à
travers les regards de Goethe et de Chateaubriand. Ce voyage commence dans la
Maison de Chateaubriand, avec la présentation de 50 dessins (46 de Goethe et 4 de
Tischbein), suivant 5 étapes :

• Goethe, Allemagne et Suisse (1767 – 1780). Marqués par les effets de lumière et
d’atmosphère de la peinture néerlandaise du XVIIe siècle, les premiers dessins de
Goethe portent également l’empreinte du mouvement Sturm und Drang (« tempête et
passion »), qui exalte la nature et la sensibilité. La subtilité de ces œuvres côtoie la
fantasmagorie.

• Johann Heinrich Wilhelm Tischbein : Italie). De tous les peintres célèbres de
l’époque, Tischbein est celui qui fut le plus proche de Goethe, avec qui il se lia à Rome
en 1786 et qu’il instruisit de son art. Les quatre dessins choisis dans cette section se
rapportent à la célébrissime représentation de Goethe dans la campagne romaine
peinte par Tischbein en 1787.

• Goethe L’Italie (1786 – 1788). Réalisés à l’aide de moyens graphiques
remarquablement variés, adoptant des perspectives souvent panoramiques, ces
dessins réunissent l’étude d’après nature, la recomposition élaborée et la réduction
abstraite. Les études de nuages, nées dans cet environnement, furent poursuivies
après son retour d’Italie et ont contribué à nourrir sa Théorie des couleurs (1810).

• Goethe Évocations méditerranéennes (1787 – 1816). Tout en posant l’étude
attentive de la nature comme un préalable à toute composition, Goethe ne vise pas
une description exacte des paysages, mais tend à y introduire clarté et ordre, dans la
tradition de Nicolas Poussin ou du Lorrain. Là aussi, la proximité avec Chateaubriand
est remarquable. Les perspectives méditerranéennes se retrouvent en abondance
dans l’œuvre littéraire de Goethe, et ont nourri ses vues d’une Hellade qu’il ne
parcourut jamais.

• Goethe La Bohême (1808 – 1820). Les montagnes et les forêts de Bohême
captivaient Goethe. Sa santé le conduisit régulièrement dans la ville d’eau de
Karlsbad. Il y rencontrait la haute société habsbourgeoise ainsi que des musiciens, des
artistes dont la conversation le stimulait. Il y fit également des rencontres amoureuses,
parfois douloureuses. Les dessins présentés dans cette dernière section se ressentent
de l’interpénétration du paysage et de l’intériorité.

Après cette plongée dans l’univers pittoresque du maître allemand, le visiteur est invité
à rejoindre le parc, où il découvre des textes de Chateaubriand choisis en écho aux
paysages dessinés par Goethe. Ce parc avait été pensé par Chateaubriand comme un
paysage littéraire à part entière, il y avait planté lui-même des espèces botaniques étrangères lui rappelant ses voyages, et considérait ses arbres comme sa famille.
14 citations permettent de suivre Chateaubriand dans ses voyages et ses
contemplations, donnant ainsi un autre éclairage aux dessins de Goethe.

Du 19 mai au 19 aout 2018 – Maison de Chateaubriand, 87 rue de Chateaubriand 92290 Châtenay-Malabry.

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