J’ai vu « Le grand bain », le film de Gilles Lellouche en avant première

Le grand Bain est un film réalisé par Gilles Lellouche. Au casting, Guillaume Canet, Benoît Poelvoorde, Philippe Katerine, Mathieu Amalric  Marina Foïs, Jean-Hugues Anglade, Virginie Efira, Félix Moati, Leïla Bekhti, Alban Ivanov, Noée Abita, Pierre Pirol, Jonathan Zaccaï, Mélanie Doutey

Synopsis : C’est dans les couloirs de leur piscine municipale que Bertrand, Marcus, Simon, Laurent, Thierry et les autres s’entraînent sous l’autorité toute relative de Delphine, ancienne gloire des bassins. Ensemble, ils se sentent libres et utiles. Ils vont mettre toute leur énergie dans une discipline jusque-là propriété de la gent féminine : la natation synchronisée. Alors, oui c’est une idée plutôt bizarre, mais ce défi leur permettra de trouver un sens à leur vie

Le scénario est co-écrit par Gilles Lellouche, Ahmed Hamidi et Julien Lambroschini.  Le grand Bain  était présenté au 71ème festival de Cannes (hors compétition)

Le grand Bain  sort le  24 octobre 2018 (2h 02min). Il est distribué par  StudioCanal. La bande annonce est ici

Les personnages du film de Gilles Lellouche sont des losers, tous. Tous aussi sont très attachants.  La réussite du film est du en grande partie à son magnifique casting. Un casting d’acteurs bankables   dans une comédie française aussi réjouissante, c’est assez étonnant pour le souligner.

Pour commencer, Mathieu Amalric en quadra dépressif est un des plus bons choix du film. Il est tellement persuasif. on a de l’empathie pour le personnage. Philippe Katerine, lunaire, est fabuleux. Il incarne le surveillant de piscine, un grand enfant bienveillant. L’excellent Benoît Poelvoorde est un personnage mythomane hauts en couleur. Il est gérant d’une entreprise de piscines en faillite. Guillaume Canet et Jean-Hugues Anglade incarnent tous les deux des rôles assez étonnants, en tous cas des rôles ou on ne les attend pas. Virginie Efira et Leila Bekhti sont impeccables et drôles. Leila Bekhti est handicapée suite à un accident. Elle hurle sur l’équipe, les insulte, jalouse des bien-portants.

La réalisation est  généreuse (même si elle n’est pas marquante). Le réalisateur réussit à transmettre le bonheur et la complicité qui existent entre les acteurs. Les personnages sont travaillés. Les dialogues sont drôles et font mouche à chaque fois. Les personnages principaux ont tous leurs problèmes : financiers, familiaux ou encore professionnels. Gilles Lellouche aborde les sujets comme la dépression, l’alcoolisme, le handicap sans filtres. Il « balance » les gags avec beaucoup d’audace. Comme cette première scène ou Mathieu Almaric boit un bol d’antidépresseurs au petit-déjeuner avant de se lancer une partie de Candy Crush devant ses enfants

Les gags sont parfois cruels et les dialogues fusent. Les scènes drôles s’enchaînent (la scène du vol de matériels est particulièrement drôles). Bien sur, les scènes d’entrainement à la natation synchronisée sont irrésistibles.

Tout ceci est tourné dans des décors tristes et ordinaires qui accentuent l’état dans lesquels sont les personnages. Excepté lors du road movie pour aller en compétition ou tous semblent retrouver le gout à la vie

Gilles Lellouche joue avec nos sentiments.  A la fois tendre et cruel, ce film est un vrai bonheur !

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