L’académie des Arts et techniques du cinéma rend hommage à Anna Karina

Anna Karina, l’actrice mythique de la Nouvelle Vague, muse de Jean-Luc Godard, nous a quittés en ce samedi 14 décembre 2019…

D’origine danoise, son incroyable témérité amènera – en stop – la jeune Hanne Karin Bayer à Paris. Elle n’a que 17 ans, ne parle pas un mot de français, mais a un seul souhait : devenir actrice. Sa carrière se construira autour de fabuleuses rencontres. Débutant par du mannequinat, c’est Coco Chanel qu’elle croise tout d’abord sur sa route, et qui la baptise alors d’un nouveau nom : Anna Karina.
Le journaliste des Cahiers du Cinéma, Jean-Luc Godard, la remarque très vite à son tour et fera tout pour la faire tourner dans ses films. Après un premier refus, un petit rôle aux côtés de Jean Seberg et Jean-Paul Belmondo, elle accepte sa proposition suivante : le rôle principal du film « Le Petit Soldat », censuré durant trois ans par le gouvernement du général De Gaulle pour son sujet contre la guerre d’Algérie.
C’est le début entre Jean-Luc Godard et Anna Karina d’une véritable histoire d’amour, qui les amène à tourner ensemble 7 films, avec ce quelque chose d’absolument unique et magique dans la façon dont le réalisateur filme son épouse : « Une femme est une femme », rôle pour lequel elle obtient en 1961 l’Ours d’argent de la Meilleure Actrice au Festival de Berlin ; « Vivre sa vie » en 1962 ; « Pierrot le Fou » et ses répliques mythiques en 1965, avec Jean-Paul Belmondo ; …
Très exclusive pour son mari, elle tournera ensuite avec passion pour Roger Vadim dans « La Ronde » en 1964, pour Jacques Rivette dans « Suzanne Simon, la Religieuse de Diderot » en 1967, pour Luchino Visconti dans « L’Étranger » en 1967, pour Volker Schlöndorff dans « Michael Kohlhaas » en 1969, pour Rainer Werner Fassbinder dans « Roulette chinoise » ou encore pour Benoît Jacquot dans « L’Assassin musicien » en 1976. Elle est nommée en 1988 pour le César de la Meilleure Actrice dans un Second Rôle, dans « Cayenne Palace » d’Alain Maline.

Elle mènera également avec succès une carrière de chanteuse. Impossible de ne pas avoir en tête ce refrain inoubliable, écrit par Serge Gainsbourg, « Sous le soleil exactement » … !

La fiancée de la Nouvelle Vague s’en est allée… elle rejoint le panthéon des étoiles éternelles du cinéma.
L’Académie adresse ses plus chaleureuses pensées à sa famille et à ses proches.


Alain Terzian
Président de l’Académie des Arts et Techniques du Cinéma


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